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Discipline homéopathie

L’académie homéopathique: valeur du jour

Même en entrant dans son 200ème anniversaire, l’homéopathie demeure encore une discipline qui se développe et évolue. L’avancement dans la sphère homéopathique ne peut se faire au niveau des principes, car ces derniers sont solidement basés sur des lois fondamentales. Pourtant, l’avancement et la compréhension des idées de la filière homéopathique, bien qu’elle tarde à être réalisée, progresse petit à petit. Cependant, une fraction minime de la population mondiale favorise l’homéopathie comme une thérapie médicale de premier choix.

La progression de l’homéopathie à travers les dernières années est vue de par la tenue d’une multitude de séminaires, de plusieurs conférences et une hausse significative dans le nombre des cours d’enseignement au niveau mondial – ce taux élevé de dissémination de connaissance homéopathique n’a jamais atteint une telle envergure auparavant dans l’histoire de l’homéopathie. De nos jours, chaque pays, chaque état et chaque académie affluente organise ce qu’ils appellent «la poursuite des activités éducatives » dans leur entreprise d’augmenter leur croissance intellectuel. Cette ferveur est sans aucun doute louable. Toutefois, ce gigantesque amas de diffusion (en termes de nombre de conférences, etc.) pose aussi des problèmes fondamentaux qui restent souvent inaperçus.

Séminaires : exposés et non pas discussions

Idéalement, des séminaires et des conférences sont principalement destinés à enrichir et à améliorer la connaissance des médecins praticiens. De plus, les séminaires visent à former le corpus d’enseignement afin d’accroître et d’améliorer le niveau des compétences. Ils fournissent une plate-forme aux praticiens de partage et d’échange d’expériences dans le traitement des cas difficiles et de discuter des questions axées sur la pratique. Aussi pour apprendre davantage sur les moyens pour résoudre les requêtes qui se posent dans la pratique, d’employer et d’exploiter une nouvelle méthodologie. Ils ne sont pas (et n’ont pas besoin), essentiellement de discuter des questions au niveau primaire (étudiant).

Ironiquement peut être, la plupart des séminaires et des conventions homéopathiques consistent d’une audience comprenant plus d’étudiants que des praticiens ou des participants. Le mot audience frappe certainement ici car ces conférences et séminaires sont surtout des rassemblements de diverses autorités sur les différentes branches ou parties de l’homéopathie et visent à une discussion soutenue. Les étudiants, ayant pour la plupart des connaissances basiques ou d’un rang académique pas assez élevé, ne peuvent qu’applaudir en ne contribuant pas à la génération de la connaissance homéopathique. Ces conférences et séminaires demeurent essentiellement des exposés.

Conférences et séminaires: modes d’éducation problématiques

De plus un autre problème plus grave se pose : celui de l’écart entre ce que le praticien d’expérience explique et ce que retiennent les étudiants. L’orateur lors des séminaires choisit des cas authentiques basés sur sa pratique afin d’élaborer et d’expliquer la relation entre une maladie et la cure qu’ils ont utilisée avec succès. Le praticien peut prendre un cas pour le présenter au groupe de praticiens, par exemple un cas de psoriasis qui est guéri avec le Phytolacca. Le praticien peut alors prendre un autre cas authentique illustrant que le Phytolacca est utile pour ceux qui ressentent un sentiment aigu de dégoût pour la vie et d’indifférence aux activités autour de lui. Il peut aussi montrer un autre cas où le Phytolacca aide à promouvoir la guérison ou le traitement pour un patient montrant un autre symptôme. La présentation entière sera évidemment intéressante pour les praticiens.

Les praticiens mûris rentreront chez eux avec la connaissance étendue du Phytolacca et peuvent l’utiliser de manière appropriée au fur et à mesure. Mais l’amateur, c’est-à-dire l’étudiant, rentrera chez lui avec le sentiment dangereux qu’il devrait fortement penser au Phytolacca comme cure pour des symptômes comme un sentiment de dégoût et d’indifférence et le psoriasis. Quand l’étudiant rencontre alors ces symptômes, la conclusion logique pour lui est que le phytolacca est indiqué comme remède. L’étudiant ne percevra pas toutes les fonctionnalités du dit phytolacca, et qu’il doit soigneusement écarter les autres remèdes comme la sépia, l’acide phosphorique de soufre, l’aurum avant de considérer le phytolacca.

L’effet néfaste du séminaire sur les étudiants

Très clairement il y a un problème de par ce mode d’éducation qui est appelé l’éducation par conférence ou par séminaire mais qui se trouve finalement être la falaise – dangereuse et incomplète – de l’éducation pour l’étudiant en homéopathie.

A l’extérieur de l’Inde, cette lacune de l’éducation homéopathique est encore plus visible. Dans de nombreux pays européens, surtout en Angleterre et aux Etats-Unis, les cours sont à temps partiel, essentiellement pendant le week-end (offrant seulement quelques centaines d’heures d’enseignement), et le séminaire forme une partie intégrale du programme. La même problématique décelée en Inde, se trouve reprise similairement. Pendant un séminaire par exemple, l’orateur a prononcé un discours informatif et louable sur les deux cas de Viscum album sur lesquels il est tombé en quinze ans de pratique. Mais, le lendemain les jeunes homéopathes et les étudiants ont « détecté » de nombreux cas de viscum album. Le fossé de l’éducation demeure encore une fois le responsable.

Exposés à des sujets non-communs

Naturellement, lors de la conférence-séminaire, les sujets d’exposés ou de discussions ne concernent pas des maux de tous les jours ou des remèdes communs. Par exemple, les cas de toux, de rhume, d’angine, de fièvre, et de la rougeole ne se discutent pas. Au cours des conférences ou des séminaires, des sujets tels que la SLE, le sida, l’ankylosante spondylarthrite, l’astacus, le fagopyrum, et la zinc-valeriana sont discutés. Les élèves qui fréquentent les séminaires n’ont pas assez d’expérience avec des cas de tous les jours et les voies de recours ordinaires. Ils sont exposés à des matières d’étoffe supérieure qu’ils ne rencontreront pas dans la pratique au début, mais seulement après quelques années de pratique.

Remplir les salles de conférences

Les conférences professionnelles de la médecine moderne sont rarement fréquentées par les étudiants. Les étudiants ne sont pas encouragés à négliger leur éducation de base régulière et d’assister à des conférences de niveau supérieur. Une des raisons principales pour lesquelles il y a plus de participants étudiants que des praticiens, c’est que les homéopathes sont souvent apathiques pour aller vers des séminaires et des conférences. Alors les organisateurs sont obligés de remplir la salle avec les élèves.

L’éducation à l’ouest

Le fossé de l’éducation est beaucoup plus large à l’ouest. Les praticiens et les étudiants en Europe sont familiers avec des remèdes tels que l’Hydrogène, le Lyssin, le Kali-Brom, et le Lac-Can beaucoup mieux en théorie, mais ils ne connaissent pas la Pulsatilla, la Sépia, ou le Phosphore. Dans un cas, un praticien chevronné avait participé à un atelier de deux jours sur le Carcinosinum, mais ne l’avait jamais utilisé en cinq ans de pratique. Un Américain homéopathe qui avait de l’expérience dans le traitement de la psychose, la schizophrénie et la maladie de Crohn dans sa pratique, fut tout heureux de finalement rencontrer un cas d’amygdalite septique en pratique. Ce fossé de l’éducation a conduit à une telle condition dans l’ouest qu’ils ne parviennent pas à exploiter l’efficacité de la science homéopathique pour le traitement des maux communs.

Adresser le fossé dans l’éducation homéopathique

Le fossé de l’éducation certainement est responsable de la détérioration anticipée des praticiens de la jeune génération. La solution demeure de ne pas creuser davantage cet écart -ce qui demande une révision du système éducatif en ce qui concerne l’homéopathie. Alternativement, les séminaires ou les conférences peuvent servir d’échelle de départ à un cours qui cultivera les idées émises pendant le séminaire ou la conférence tout en attirant l’attention des étudiants sur la limite que comprend un séminaire ou une conférence de par l’exploitation globale d’un sujet. Cet écart semble être en partie responsable de la non-acceptation de l’homéopathie comme une médecine alternative, mais comme une médecine complémentaire.

 

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